Les examens auditifs

L'audiogramme

Un audiogramme est un graphique qui indique la capacité de la personne à entendre un son. Il y a deux types d’audiogrammes : l’audiogramme tonal et l’audiogramme vocal.
  • L’audiogramme tonal
Le test permet de définir le seuil de perception des sons en fonction de la fréquence : on fait entendre dans un casque, dans une oreille puis dans l’autre, un son pur, successivement dans chaque bande de fréquence, et on demande au patient d’indiquer à quel moment il le perçoit.
Le tracé résultant permet d’évaluer la perte auditive. La gauche du graphique correspond à des sons graves, la droite du graphique correspond à des sons aigus. Un seuil d'audition entre 0 et 25 dB est considéré comme normal. (Sur l’illustration l’oreille droite a une audition normale, l’oreille gauche présente un déficit assez net dans les fréquences moyennes).
On complète souvent le test en faisant écouter les sons par l’intermédiaire d’un vibreur posé sur le crâne juste à côté de l’oreille, une différence entre les deux tests indique une surdité de transmission. (Sur l'illustration croix et pointillés : pas de différence).
Sur une trame d'audiogramme : les sons usuels...
Les lettres sont placées en fonction de leur fréquence, le niveau est celui d'une conversation tranquille en tête à tête.
Les différentes illustrations sont placées à titre indicatif
  • L'audiogramme vocal
On fait écouter au patient une liste de mots choisis pour leurs caractéristiques sonores et on lui demande de les répéter : le tracé retranscrit le pourcentage de mots correctement répétés en fonction du niveau sonore. On peut aussi faire un test complémentaire en présence d’un bruit ambiant.
(Sur l’illustration le patient A a une audition normale, le patient B comprend 50 % des mots à 40 décibels et 100 % des mots à 50 décibels, le patient C comprend au maximum 70% des mots à 80 décibels et comprend moins bien lorsque le son est très fort)

Pour les enfants de moins de 6 ans on adapte ces tests en fonction de l’âge pour tester leur compréhension, les tests reviennent donc le plus souvent à faire réagir l’enfant. Pour les plus jeunes avec des jouets sonores, puis à partir de 3 ans en leur demandant de montrer sur un écran l’image correspondant au son qu’ils entendent.

L'étude des potentiels évoqués auditifs

Ce test permet surtout de diagnostiquer ou d’éliminer le risque de neurinome de l’acoustique.
Il consiste à placer des électrodes sur la surface du front et des tempes, pour relever l’activité électrique du nerf auditif lorsque des sons sont reçus par l’oreille. On envoie un son dans une oreille, et on note la modification de potentiel électrique qui en résulte, immédiatement après. Cette mesure très précise (quelques microvolts, sur quelques millisecondes) permet de relever les anomalies de transmission de l’information entre l’oreille interne et le cerveau.

Le scanner et l'IRM

Ces deux examens sont utilisés pour connaître la constitution interne de l’oreille. Ils sont systématiquement pratiqués avant la pose d’un implant cochléaire pour être sûr qu’il n’y a pas de contre-indication.

  • Le scanner sert plutôt à étudier l’oreille moyenne et les structures osseuses de l’oreille interne et à repérer ainsi des malformations, les conséquences d’otites, les détériorations des osselets dus à l’otospongiose, ou les conséquences de traumatismes.
  • L’IRM permet plutôt d’analyser l’oreille interne et d’y repérer les kystes, tumeurs, défauts d’irrigation sanguine, ainsi que d’avoir des renseignements sur les liquides qui remplissent l’oreille interne.
Share by: